Chute de cheveux : Le point sur les différents types d’alopécie

1–2 minutes

À 50 ans, environ la moitié des hommes et des femmes connaissent une chute des cheveux. L’alopécie, terme médical désignant cette situation, prend différentes formes, dont les causes et les manifestations varient considérablement.

L’effluvium télogène, soudain mais temporaire

L’effluvium télogène se caractérise par une chute brutale de cheveux, souvent de manière diffuse sur le cuir chevelu. Cette perte de cheveux reste généralement temporaire et réversible. Le stress, une maladie, un accouchement, une chirurgie ou certains médicaments peuvent la déclencher. Par ailleurs, les chercheurs ont également identifié des déficits plus fréquents en vitamine D chez les personnes qui développent un effluvium télogène.

Femme tenant une poignée de cheveux tombés, illustrant une perte de cheveux soudaine liée à l’effluvium télogène.
L’effluvium télogène entraîne une chute temporaire et soudaine des cheveux.

La pelade, trouble auto-immun

La pelade, ou alopécie areata, se manifeste par la perte de cheveux sous forme de plaques circulaires ou ovales sur le cuir chevelu ou d’autres parties du corps. Des phénomènes auto-immuns en sont généralement la cause. Les lymphocytes T s’activent et produisent en excès des cytokines pro-inflammatoires — en particulier l’interféron-c (IFN-c). Notamment, cette activation provoque une inflammation au niveau du bulbe du follicule pileux.

Schéma comparatif entre un follicule pileux normal et un follicule atteint d’alopécie areata, illustrant la perte de cheveux auto-immune.
Différence entre un follicule pileux sain et un follicule touché par la pelade.

L’alopécie androgénique, une origine héréditaire

L’alopécie androgénétique se traduit quant à elle par une perte de cheveux progressive, généralement sur le dessus de la tête chez les hommes (calvitie) et de manière plus diffuse chez les femmes. Il s’agit de la forme la plus commune de perte de cheveux, qui affecte jusqu’à 80% des hommes et 50% des femmes à l’âge de 70 ans.
Une sensibilité génétique aux hormones sexuelles mâles — les androgènes — en est la cause. L’organisme produit davantage de dihydrotestérone (DHT) et synthétise plus d’enzyme pour la former à partir de la testostérone. Par conséquent, la phase anagène du cycle capillaire se raccourcit et les follicules pileux rétrécissent. Les cheveux s’amincissent d’abord, puis disparaissent progressivement.

Homme présentant une alopécie androgénétique avec une calvitie marquée sur le dessus du crâne.
Calvitie masculine due à l’alopécie androgénétique.

Laissez-nous un commentaire !

Retourner sur notre blog