Couvrir nos besoins en vitamine D : un défi quotidien
Malgré l’utilité de la vitamine D pour notre organisme, divers obstacles nous empêchent de disposer de niveaux adéquats de ce micronutriment, la vitamine D. Explorons leur nature et leur impact sur la population.
Un degré d’ensoleillement insuffisant
La principale source de vitamine D de notre organisme provient de l’exposition de la peau aux rayons du soleil. En France métropolitaine, comme dans une bonne partie des pays tempérés, cette production cutanée de vitamine D n’est cependant pas assez efficace entre octobre et avril. L’ensoleillement est tout simplement insuffisant pour permettre une production optimale de vitamine D.
Des habitudes qui limitent nos apports en vitamine D
Certains de nos comportements nous privent de plus d’une production optimale, même pendant la belle saison. Travailler en intérieur, porter des vêtements couvrants ou privilégier les endroits ombragés limitent la synthèse cutanée. Recourir aux crèmes solaires lorsque ce n’est pas nécessaire constitue également un frein. La pollution atmosphérique l’influence aussi de façon négative.

Un nutriment rare dans l’alimentation
La seconde source d’apports est représentée par la vitamine D alimentaire. Cependant, ppeu d’aliments contiennent ce nutriment liposoluble, qu’on trouve presque exclusivement dans les produits d’origine animale.
Les produits de la mer, principaux pourvoyeurs
Les mieux pourvus sont les poissons gras comme la sardine, le maquereau, les anchois ou le saumon. L’huile de foie de morue en est riche, mais elle apporte également une grande quantité de vitamine A qui peut devenir délétère à forte dose. Les abats animaux (rognon, foie) en contiennent également, alors qu’elle n’est présente qu’en quantité marginale dans la viande. Une faible quantité de vitamine D est présente dans les produits laitiers et le jaune d’œuf. Les champignons sont une des rares sources non animales, à condition qu’ils aient reçu des UV durant leur croissance.
Les aliments apportent cependant des quantités insuffisantes de vitamine D pour couvrir nos besoins. On estime que les apports alimentaires fournissent seulement 200 UI au quotidien.

Les carences concernent une grande partie de la population
Dans ces circonstances, les cas d’insuffisance en vitamine D sont très fréquents. Selon les derniers résultats de l’étude ESTEBAN (Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition), 1 adulte sur 4 et 3 enfants sur 10 seulement atteignaient un seuil adéquat de vitamine D. L’étude a par ailleurs souligné une augmentation des cas de carence chez les hommes âgés de 55-74 ans. Ces chiffres illustrent à quel point satisfaire ses besoins en vitamine D représente un véritable défi de santé publique
Quelles situations aggravent les carences en vitamine D ?
Certaines d’entre nous sont en effet particulièrement vulnérables par rapport à la carence en vitamine D. La production cutanée de vitamine D devient moins efficace au cours du vieillissement, les personnes âgées présentent ainsi souvent un déficit. De même que les personnes dont la peau est pigmentée, car cette pigmentation atténue également la synthèse cutanée de vitamine D. En cas d’obésité, les tissus graisseux séquestrent la vitamine D en raison de sa nature lipophile, ce qui réduit sa disponibilité. Les fumeurs développent également des carences plus fréquemment que le reste de la population.

Le risque de présenter un déficit en vitamine D augmente dans le cadre de maladies chroniques (maladies digestives, du foie ou des reins, mucoviscidose…) et avec la prise de certains médicaments.
Un déficit en magnésium peut aussi faire chuter les taux de vitamine D dans le sang, car ce minéral intervient dans son activation. Pour couvrir efficacement ses apports en vitamine D, il peut donc être utile de recourir à une supplémentation adaptée.










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