La ménopause, période d’intenses bouleversements
Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, changements d’humeur… La ménopause et la pré-ménopause sont des étapes sensibles dans la vie d’une femme, sur le plan physique et émotionnel. Elle résulte de la chute drastique de la production des hormones sexuelles féminines.
Arrêt de production des hormones sexuelles
La ménopause est définie comme une absence totale de règles d’une durée de douze mois consécutifs après les dernières menstruations, elle survient généralement entre 50 et 52 ans.
Avant d’atteindre ce stade, la majorité des femmes traverse une phase transitoire nommée périménopause. Elle est marquée par des cycles menstruels imprévisibles, des saignements abondants et prolongés, alternant avec des périodes d’absence de règles.
Dès la périménopause, la production des hormones sexuelles – œstrogènes et progestérone – par les ovaires commence à décliner. Elle s’arrête totalement à la ménopause.
Les œstrogènes exercent une influence sur plusieurs aspects de notre bien-être, régulant l’humeur, la température corporelle, la qualité du sommeil et la libido. La chute de leurs niveaux se traduit ainsi par divers signes désagréables.
Troubles climatériques
Les trois quarts des femmes ressentent des symptômes vasomoteurs, qui prennent la forme de bouffées de chaleur, de sueurs nocturnes, de palpitations et de migraines. Des manifestations uro-génitales, liées à une atrophie vaginale et de l’urètre, qui perturbent la sexualité affectent environ 60 % des femmes.
Enfin, 45 % des femmes souffrent de difficultés psychologiques : irritabilité, anxiété, dépression, troubles du sommeil, problèmes de concentration, diminution de l’estime de soi…

Les conséquences de l’arrêt de la production de la progestérone, qui régule le cycle menstruel et prépare l’utérus à la grossesse, sont moins marquées. Sa raréfaction pendant la périménopause explique en partie l’allongement et l’intensification des menstruations observés chez certaines femmes.
Conséquences sur la santé globale
Les changements hormonaux qui accompagnent la ménopause fragilisent la santé des femmes. Ils mettent à mal le système cardiovasculaire, augmentant le risque d’obésité viscérale, de trouble du métabolisme du glucose et des lipides ou d’hypertension.
Le principal facteur de risque d’ostéoporose
La ménopause est par ailleurs la principale cause d’ostéoporose, une situation combinant à la fois une baisse de la densité des os et des altérations de leur structure. L’arrêt de production des œstrogènes conduit en effet à un déséquilibre dans le renouvellement des tissus osseux. Il est caractérisé par une raréfaction des ostéoblastes à l’origine de sa formation, et par une augmentation de la quantité d’ostéoclastes qui le dégradent.
Les femmes perdent ainsi environ 5% de masse osseuse par an pendant les premières années de ménopause, puis de 1 à 1,5% dans un second temps. L’ostéoporose augmente le risque de fractures, qui surviennent le plus souvent au niveau de la hanche, des vertèbres et de l’avant-bras.






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