Les bienfaits de la N-acétylcystéine
Utilisée comme médicament et complément alimentaire, la N-acétylcystéine est un composé bien étudié, qui dispose d’un vaste panel de propriétés biologiques d’intérêt. Elle exerce ainsi de multiples effets bénéfiques sur l’organisme.
Optimisation des défenses antioxydantes.
La N-acétylcystéine (NAC) est un composé dérivé de l’acide aminé soufré cystéine. Elle stimule la synthèse du glutathion, l’antioxydant le plus abondant au sein des cellules. Elle possède ainsi des propriétés antioxydantes, qui en font une précieuse alliée pour lutter contre les méfaits du stress oxydatif.
Cette situation résulte d’un déséquilibre entre la production de radicaux libres et la capacité de l’organisme à les contrer ou les neutraliser avec des antioxydants. Elle peut survenir dans différents contextes, par exemple sous l’effet de l’exposition à des polluants environnementaux, une alimentation déséquilibrée ou encore le tabagisme.
Cette capacité antioxydante lui vaut d’être utilisée comme antidote en cas d’intoxication à l’acétaminophène (paracétamol), pour protéger le foie du stress oxydatif généré par une exposition excessive à ce médicament.

Un rôle antioxydant direct.
La NAC possède également des propriétés antioxydantes par elle-même, au-delà de ses effets sur le glutathion. La présence du groupe SH dans sa structure lui permet de neutraliser certains radicaux libres (HOCl, ONOO−, RO2° et OH°). Elle s’avère en revanche inefficace contre d’autres de ces espèces hautement réactives comme l’anion superoxyde ou le peroxyde d’hydrogène.
De multiples autres rôles.
Les propriétés de la N-acétylcystéine ne se limitent pas à ses effets antioxydants, elle intervient dans la régulation de nombreux processus physiologiques.
Action anti-inflammatoire.
La NAC peut agir directement sur les voies de signalisation inflammatoires en tempérant la production de cytokines telles que le TNF-alpha et l’interleukine-6. Elle s’oppose en effet à l’action d’un facteur de transcription, le NF-κB, qui stimule l’activité des gènes promouvant les phénomènes inflammatoires.
Agent mucolytique et anti-biofilms.
La NAC possède des propriétés mucolytiques : elle est capable de fluidifier les sécrétions bronchiques, facilitant leur expulsion des voies respiratoires. Elle agit en brisant les ponts disulfure présents au sein des glycoprotéines composant le mucus, ce qui réduit sa viscosité.
Elle apparaît en outre en mesure de désorganiser les biofilms bactériens. Ces communautés de microbes englobés dans une matrice protectrice sont particulièrement résistantes face l’action du système immunitaire et des antibiotiques.
Elle s’avère notamment efficace contre Pseudomonas aeruginosa, un microbe pathogène opportuniste.

Sphère psychique.
Lorsqu’elle est prise par voie orale, la NAC peut traverser la barrière hématoencéphalique pour atteindre le cerveau et lui fournir de la cystéine supplémentaire.
Celle-ci va temporiser la libération de glutamate, un messager excitateur. Elle améliore les niveaux de dopamine, impliquée dans la régulation de l’humeur. La NAC est ainsi particulièrement étudiée dans le domaine de la psychiatrie.





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