Les conséquences d’un déficit en vitamine C
Quand les réserves de vitamine C viennent à manquer, les répercussions peuvent être nombreuses. En effet, cette vitamine intervient dans des fonctions trop essentielles à notre équilibre quotidien pour être négligée.
Le seuil optimal de concentration sanguine à atteindre
Pour maintenir un statut satisfaisant en vitamine C, les concentration plasmatique de référence sont comprise entre 50 et 75 µmol/L. Dans le cas où ce taux est inférieur à 23 µmol/L, l’organisme est en état d’hypovitaminose C. Par ailleurs, en dessous de 11 µmol/L, on dit que l’organisme est en état de déplétion fatale, exposant à des troubles médicaux graves, tel que le scorbut.
Il convient de préciser que cette mesure de la concentration sanguine n’est pas toujours représentative du statut vitaminique en vitamine C. Puisqu’elle ne renseigne que sur les apports récents, et non sur une mesure du stock tissulaire..
Les premiers signes précoces d’un déficit en vitamine C
Quand les réserves corporelles passent sous environ 350 mg — notre organisme en stocke normalement 1 500 mg —, les premiers signaux peuvent se manifester. Souvent, on ne les remarque même pas : un peu de fatigue, de léthargie, d’irritabilité, quelques troubles de l’humeur… On met ça sur le compte du stress ou de la saison.
Le scorbut n’a pas dit son dernier mot
On l’imagine volontiers relégué aux livres d’histoire. Pourtant, certaines populations y restent exposées. Il peut s’installer en quelques semaines seulement — 8 à 12 semaines d’apports insuffisants suffisent. La maladie évolue alors progressivement. Les premiers signes sont d’abord une fatigue générale extrême, des douleurs musculaires et osseuses. Puis les atteintes cutanées : ecchymoses, pétéchies (ces petites taches rouges dues à des micro-saignements sous-cutanés), cicatrisation difficile. Enfin nous pouvons aussi observer des gencives qui gonflent et qui saignent.
Avec le temps et sans traitement, les complications s’accumulent : œdèmes, jaunisse, anémie. Aux stades les plus graves, des saignements spontanés, des atteintes nerveuses, des convulsions, et dans les cas extrêmes, le décès.

Quelles populations risquent une carence en vitamine C
Certaines situations augmentent le risque de développer un déficit en vitamine C. Il s’agit notamment :
- de la consommation excessive d’alcool, qui accroît l’élimination rénale de la vitamine C. Elle s’accompagne fréquemment de carences nutritionnelles liées à une alimentation déséquilibrée ;
- du tabagisme, qui génère un stress oxydatif important. Ce stress accélère la consommation de vitamine C et en réduit les concentrations dans l’organisme ;
- d’un accès limité aux fruits et légumes, pour des raisons économiques, sociales ou géographiques ;
- d’habitudes alimentaires très sélectives, comme on peut en observer dans les troubles du comportement alimentaire ou en cas d’allergies multiples ;
- de la présence de maladies chroniques, comme le diabète de type 1, les syndromes de malabsorption (maladies inflammatoires de l’intestin, mucoviscidose). Il en est de même pour l’insuffisance rénale nécessitant une hémodialyse, ou encore d’antécédent de chirurgie bariatrique.
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