Magnésium et vitamine B6 : quels bienfaits ?
Le magnésium est un minéral essentiel pour notre organisme, qui remplit de multiples fonctions biologiques. Ses effets peuvent être optimisés en le couplant à un autre nutriment, la vitamine B6. Voici les nombreux bienfaits de ce duo incontournable pour le bien-être.
Les effets du magnésium sur l’organisme
Le magnésium est impliqué dans plus de 600 réactions enzymatiques qui se déroulent au sein de notre corps. Il est en outre capable de se lier à plus de 3500 de nos protéines. La supplémentation en magnésium agit ainsi à de multiples niveaux.
Le magnésium participe à la production d’énergie au sein des cellules
Le magnésium contribue tout d’abord au métabolisme énergétique normal de l’organisme et à la réduction de la fatigue.
Il agit en effet comme un cofacteur indispensable aux enzymes qui assurent la production d’ATP. Cette molécule est le carburant utilisé par nos cellules, formée à partir du glucose ou des acides gras. Le magnésium permet également d’activer les vitamines du groupe B qui participent à ce phénomène.
La forme biologiquement active de l’ATP est présente dans l’organisme sous une forme liée au magnésium.*

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Le magnésium contrôle l’équilibre électrolytique du corps
Le magnésium contribue à l’équilibre de l’organisme en électrolytes. Ces composés sont des éléments minéraux portant une ou plusieurs charges électriques dissous dans les fluides corporels comme le sang (Ca2+, K+, Na+, PO43-…).
Les électrolytes entrent ou sortent des cellules pour gouverner différents phénomènes au sein de l’organisme, comme la contraction musculaire et la transmission des messages nerveux. Le magnésium joue un rôle régulateur dans ces déplacements.
Un manque de magnésium dans l’organisme peut avoir des répercussions négatives sur ces électrolytes, le calcium notamment. Il provoque en effet un mauvais fonctionnement des glandes parathyroïdes, à l’origine d’une baisse de production de la parathormone, aussi appelée hormone parathyroïdienne. La fonction de celle-ci est d’augmenter le taux de calcium sanguin. Sa raréfaction entraîne ainsi une hypocalcémie.

Le magnésium est nécessaire au fonctionnement des muscles
Le magnésium participe au fonctionnement normal des muscles.Lorsqu’une cellule reçoit un message nerveux lui intimant l’ordre de se contracter, du calcium pénètre dans son milieu intérieur.
Une petite partie provient de l’extérieur de la cellule, l’autre d’un compartiment interne, le réticulum sarcoplasmique. Le calcium se lie à des protéines et permet la contraction des fibres musculaires.
Le magnésium intervient également dans la phase de relaxation du muscle. Il stimule notamment le re-pompage du calcium au sein du réticulum sarcoplasmique pour mettre fin à la contraction.
Par ailleurs, le magnésium entre en compétition avec le calcium pour se lier aux protéines contractiles, évitant par ce biais qu’elles ne se contractent à l’excès.
Ces phénomènes expliquent pourquoi une carence en magnésium se manifeste souvent en premier lieu par des spasmes, des contractions et des douleurs musculaires.
Le magnésium ne régule pas seulement le fonctionnement des muscles squelettiques, mais également celui du muscle cardiaque.
Le magnésium contribue au fonctionnement normal du système nerveux
Le magnésium régule la transmission des messages nerveux et assure une bonne coordination neuromusculaire. Il joue là encore un rôle apaisant, freinant l’entrée du calcium dans les cellules nerveuses pour tempérer leur activation. Un déficit en magnésium peut conduire à une stimulation excessive des cellules nerveuses et entraîner leur destruction. Le magnésium contribue par ce biais au fonctionnement psychique normal.

Le magnésium contribue à la synthèse des protéines et à la division normale des cellules
Le magnésium assure la stabilité de la molécule d’ADN qui constitue notre patrimoine génétique. Il est indispensable à l’action des enzymes qui permettent la fabrication des protéines à partir de l’information portée par les gènes. Il assiste aussi le fonctionnement des hélicases, qui permettent de séparer les deux brins de l’ADN pour accéder à cette information, et des ARN polymérases, qui la recopient sous forme d’ARN.
Le magnésium est indispensable à l’action des kinases qui régulent l’activité de certaines protéines. Il participe également à la régulation du cycle de vie des cellules, contribuant à leur multiplication et régulant les phénomènes de mort cellulaire.
Le magnésium contribue au maintien d’une ossature et d’une dentition normale
Près de 60% du magnésium présent dans l’organisme est stocké au niveau des os et des dents. Une partie de ces réserves peut être mobilisée en cas de déficit sanguin en magnésium.
Au niveau du foie et des reins, les mécanismes biochimiques qui activent la vitamine D, fortement impliquée dans la santé osseuse, utilisent le magnésium en tant que cofacteur enzymatique.
La baisse du taux de calcium sanguin consécutive à une carence en magnésium nuit également à la minéralisation des os et des dents.

Quels sont les risques de la supplémentation en magnésium ?
La supplémentation en magnésium est généralement bien tolérée, mais elle est susceptible d’occasionner des troubles digestifs tels que des diarrhées, nausées et vomissements. L’utilisation de magnésium de quatrième génération est le meilleur moyen pour minimiser fortement les risques de leur survenue, grâce à son excellente biodisponibilité. L’idéal est de prendre une dose modeste (moins de 350mg) au moment du repas.
La supplémentation est déconseillée en cas de problèmes rénaux et avec certains traitements médicamenteux (hormone hyperglycémiante, diurétiques épargneurs de potassium, calcitonine, certains antibiotiques…).
Une association favorable avec la vitamine B6
Le magnésium peut être avantageusement associé à d’autres principes actifs, notamment la vitamine B6 ou pyridoxine. Ce micronutriment, présent dans la viande et certains fruits et légumes, facilite l’assimilation du magnésium.
Elle exerce de plus des bienfaits directs sur la santé, en participant à de nombreux phénomènes au sein de notre organisme. Elle contribue :
- au métabolisme énergétique normal ;
- au fonctionnement normal du système nerveux ;
- à la synthèse normale de la cystéine et au métabolisme normal de l’homocystéine ;
- à la réduction de la fatigue ;
- au métabolisme normal du glycogène et des protéines ;
- aux fonctions psychologiques normales ;
- à la formation normale des globules rouges ;
- au fonctionnement normal du système immunitaire ;
- à la régulation de l’activité hormonale.





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