Déficit en collagène : quelles en sont les causes ?
Le collagène est une protéine naturellement produite par notre organisme, indispensable au bien-être cutané, articulaire, osseux ou musculaire. Toutefois, de nombreux facteurs, évitables ou non, peuvent altérer le contenu en collagène de notre organisme et causer un déficit. Voici les principaux ennemis de la production de collagène, et la manière de la relancer efficacement.
Effets du vieillissement sur la production de collagène
La quantité de collagène formée dans certains tissus diminue au cours du vieillissement. Au niveau de la peau par exemple, une étude a montré que la production de procollagène de type I par les fibroblastes est réduite de 68 % dans une peau âgée par rapport à une peau jeune.

Au-delà de la quantité, la qualité des fibres de collagène est également impactée. Leur densité est plus élevée, mais leur structure est désorganisée et plus fragmentée. Les enzymes responsables de la dégradation du collagène, notamment les métalloprotéases matricielles (MMP), sont produites en quantité accrue au cours du vieillissement. Ce phénomène est renforcé en cas de surexposition au soleil et contribue au photovieillissement de la peau.

La glycation neutralise le collagène.
Au cours du vieillissement, et en cas d’hyperglycémie prolongée, des produits de glycation avancée s’accumulent dans l’organisme. Il s’agit de protéines transformées par l’ajout d’un sucre, dont la fonction est altérée. Le collagène n’y échappe pas.
Il y est même particulièrement vulnérable en raison de sa faible vitesse de renouvellement. Sa demi-vie est par exemple de 15 ans dans la peau. Au fil du temps, elle abrite une part croissante de collagène sous forme glyquée, tout comme les cartilages et les muscles. Le collagène modifié perd ses propriétés biomécaniques et devient rigide. Il est moins apte à interagir avec les autres protéines et les cellules qui l’entourent. Il est enfin protégé contre l’action des MMP, ce qui empêche son renouvellement et son remplacement par du collagène fonctionnel.
Impact du tabagisme.
Parmi les habitudes de vie qui accélèrent le déficit en collagène figure le tabagisme. Une étude comparative a été menée auprès de 47 fumeurs et 51 non-fumeurs. Les analyses ont mis en évidence une réduction du taux de synthèse du collagène de type I de 18 % et de type III de 22 % chez les fumeurs.
Leur concentration sanguine en MMP-8 était augmentée de 100 %. Ces capacités diminuées de production couplées à une dégradation accrue se traduisent inévitablement par une réduction du stock de collagène de l’organisme.
Comment pallier ce manque.
Le collagène est présent dans les aliments d’origine animale. Il est cependant concentré dans les parties que nous délaissons le plus souvent comme la peau, le cartilage, les os et les arêtes. Les viandes les plus riches en collagène ont une texture coriace et ne sont pas les plus appréciées.
La gélatine, qui dérive du collagène, est utilisée comme épaississant et stabilisateur dans l’industrie agroalimentaire. Si certaines préparations comme les desserts lactés ou les viandes en gelées en contiennent, les apports par ce biais restent cependant faibles.
L’un des seuls moyens de profiter du collagène alimentaire est de préparer du bouillon d’os, une recette tombée en désuétude dans la plupart des foyers.

Dans ce contexte, la supplémentation en peptides de collagène représente une option efficace et facile à intégrer dans sa route quotidienne. Elle fournit à l’organisme les constituants dont il a besoin pour stimuler la synthèse interne de collagène et profiter des bienfaits de cette molécule essentielle.





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