Qu’est-ce que la lactoferrine ?
Composé naturellement présent dans notre organisme, la lactoferrine possède des propriétés uniques qui lui valent d’être utilisée comme complément alimentaire.
Une protéine du lait maternel
La lactoferrine est une glycoprotéine présente dans les sécrétions des mammifères. Elle est composée d’un peu moins de 700 acides aminés, et sa séquence est bien conservée d’une espèce à l’autre.
La lactoferrine est particulièrement concentrée dans le lait maternel. Chez l’être humain, il en contient 2 grammes par litre. Le colostrum, qui est le premier lait ingéré par les bébés juste après leur venue au monde, en est encore plus riche. Sa teneur peut atteindre 5 grammes par litre. Chargé d’anticorps, le colostrum joue un rôle essentiel pour le développement du système immunitaire du nouveau-né.

Pour autant, la lactoferrine ne se limite pas au cadre de l’allaitement, puisque les différentes sécrétions des adultes (larmes, mucus, salive…) en contiennent également.
Liaison aux atomes de fer H3
La lactoferrine fait partie de la famille des transferrines, qui possèdent la faculté de capter les atomes de fer. Ce phénomène est réversible et permet donc un relargage du fer lorsque cela est opportun. C’est grâce à ce mécanisme que la transferrine peut assurer le rôle de transporteur de fer entre différents organes.

Une forte affinité pour l’ion métallique
La lactoferrine et la transferrine présentent des structures et des conformations spatiales très proches, et leurs sites de liaison du fer sont identiques. Ces protéines diffèrent cependant par leur stabilité par rapport à la captation du fer. En effet, la lactoferrine fixe le fer jusqu’à un pH de 2, alors qu’un pH de 6 suffit à le dissocier de la transferrine. La lactoferrine possède par ailleurs une affinité pour le fer 300 fois plus élevée que celle de la transferrine, qui augmente dans un milieu modérément acide comme en présence d’une inflammation.
Une substance chélatrice du fer
Contrairement à la transferrine qui transporte le fer en en alternant la capture et le relargage, la lactoferrine endosse un rôle différent, articulé autour de la séquestration du fer. On parle de chélation pour désigner ce processus de capture d’un atome métallique par un ligand : la lactoferrine est un chélateur du fer.
La capacité de captation du fer par la lactoferrine dépend de son niveau de saturation, qui reflète la quantité de sites de liaisons libres. Plus il est faible et plus l’effet chélateur de la lactoferrine est prononcé.
La lactoferrine liée au fer porte le nom d’hololactoferrine, le terme apolactoferrine est quant à lui réservé à la protéine sous forme libre.

Un complément alimentaire d’intérêt
La lactoferrine issue du lait de vache a reçu une autorisation de mise sur le marché européen sous le terme de « Novel Food » en 2012. Elle entre ainsi désormais dans la composition d’aliments et de compléments alimentaires, pour les jeunes enfants et de divers compléments alimentaires.
La lactoferrine bovine a la particularité d’être proche de la lactoferrine humaine. Sujet de nombreuses études, ses effets sont bien documentés et sa sûreté ne fait pas de doute.






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