Zoom sur le collagène au sein des muscles
Le collagène est la principale protéine de structure de la matrice extracellulaire des muscles. Il représente jusqu’à 10% de leur poids sec, une présence massive qui illustre son importance non seulement dans leur structure, mais aussi leur fonctionnement.
Des enveloppes protectrices riches en collagène
Le collagène est présent dans les trois couches protectrices de tissu conjonctif présentes au sein du muscle. L’endomysium, qui entoure chacune des fibres musculaires, est riche en collagène de type I, III et IV. Le périmysium délimitant chaque faisceau de fibres musculaires, contient du collagène de type I, III et V et VI. L’épimysium, qui recouvre le muscle dans sa totalité, est quant à lui principalement formé de collagène de type I.

Complémentarité des rôles
Ces différents types de collagène remplissent des fonctions spécifiques. Les collagènes fibrillaires de type I, III, V et XI sont responsables des bonnes performances biomécaniques des muscles. Ils permettant aux fibres musculaires de s’ajuster aux déformations qu’elles subissent au moment de la contraction. Le collagène de type I, dont les fibres sont particulièrement solides, confère au muscle sa résistance à la traction et sa rigidité. Le collagène de type III, plus lâche, lui apporte de l’élasticité.
Les fibres de collagène contribue par ailleurs à la transmissions des forces contractiles, pour augmenter l’efficacité des contractions et protéger les fibres musculaires. Les collagènes I et III sont plutôt impliqués dans la transmission longitudinale, tandis que ceux de type IV et VI assurent leur propagation latérale.
Une implication dans la régénération musculaire
Plusieurs types de collagène sont impliqués dans la réparation des tissus musculaires. Lorsqu’un muscle subit des dommages, les cellules satellites – des cellules souches musculaires – sont activées. Elles prolifèrent et migrent vers la zone lésée où elles se différencient en myoblastes. Ceux-ci fusionnent ensuite pour former des fibres musculaires matures, pour remplacer celles qui ont été abîmées.

Le collagène de type VI est indispensable pour l’activité des cellules satellites et leur capacité à se renouveler. Le collagène de type I facilite les étapes de migration et de différenciation. Le collagène de type IV fait de même, et stimule en plus la fusion des myoblastes.





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